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Isolation des rampants : quel isolant choisir ?

L’isolation des rampants est la méthode la plus utilisée dans le cadre d’une rénovation de toiture. Elle consiste à réaliser une isolation sous toiture entre chevrons. C’est d’ailleurs l’unique méthode applicable dans le cas de comble aménagés ou aménageables.  

Elle consiste à fixer des panneaux ou des rouleaux d’isolants entre et/ou sous les chevrons avant la pose d’un parement de finition intérieur (plâtre, bois…). 

Isolation rampants toiture : comment faire ?  

Qu’il s’agisse d’une charpente traditionnelle ou fermette, des chevrons inclinés doivent être visibles dans les combles avant isolation, car c’est la base sur laquelle commencer à isoler les rampants. 

La mise en œuvre consistera (dans la grande majorité des cas) à placer une première épaisseur d’isolant entre les chevrons. Elle sera ensuite complétée par une seconde couche croisée perpendiculairement afin d’obtenir une isolation performante et de satisfaire aux exigences réglementaires.  

Les étapes préalables et la règlementation :  

La réglementation impose, une résistance thermique supérieure ou égale à 4 dans le cadre d’un chantier de rénovation. Elle devra être supérieure ou égale à 8 pour les combles de bâtiments neufs. Ces valeurs sont des valeurs minimum. Vous pouvez donc mettre une épaisseur supérieure pour rendre votre bâtiment plus performant, gagner en confort et réaliser des économies d’énergies.

Un autre point de réglementation à respecter concerne la présence d’une lame d’air continue entre l’isolant et le support de couverture. (DTU série 40)

Après avoir bien pris connaissance de tous les points de réglementation, assurez-vous que votre toiture ne présente aucun défaut d’étanchéité et l’isolant doit évidemment être hors d’eau. La mise en œuvre d’un écran de sous toiture, d’un pare pluie est souvent une excellente idée.  

La mise en place d’une armature :  

Dans le cadre de l’isolation de rampants de toiture, la solution la plus utilisée pour le revêtement de finition sont les plaques de plâtre ou le Fermacell. Cette solution nécessite la mise en place d’une armature.  

Installez les suspentes en les vissant sur les chevrons, aidez-vous d’un cordeau pour assurer leur alignement. Réglez ensuite les suspentes à longueur égale de l’épaisseur de l’isolant, en prenant en compte la marge de 2 centimètres pour la lame d’air.  

Vissez ensuite des lisses en périphérie afin de maintenir les fourrures métalliques aux extrémités.    

La mise en œuvre de l’isolant entre chevrons :  

Mise en oeuvre de l'isolant entre chevrons

Commencez par mesurer l’écartement entre chevrons, il n’est pas forcément toujours le même en fonction des charpentes. Ensuite, découpez si nécessaire des morceaux d’isolants, parce que parfois les plaques d’isolants vont tomber juste en termes de dimensions. Lors des découpes majorez la largeur de 2 centimètres.  

Lame d’air de 2 centimètres et majoration de la largeur de l’isolation de 2 centimètres également.  

Les deux petits centimètres de largeur supplémentaire permettent d’assurer le maintien de l’isolant. En effet, l’isolant, une fois placé entre chevrons avec une légère compression, va reprendre sa forme initiale grâce à un effet ressort. Il maintiendra ainsi le contact avec la charpente et limitera les ponts thermiques.  

Concernant les ponts thermiques, assurez vous de garantir la continuité de l’isolation et un parfait calfeutrage en particulier au niveau des jonctions entre rampants et sol, des pannes et du faîtage.  

Pose de la deuxième couche croisée  

La pose de la deuxième partie de l’épaisseur globale de l’isolation des rampants est souvent faite en couche croisée. En effet, pour une question de praticité mais aussi et surtout pour éviter l’apparition de ponts thermiques au niveau des jonctions entre les panneaux d’isolants.  

Pour mettre en œuvre cette couche croisée, vissez des lambourdes horizontales sur les chevrons du rampant, lambourdes d’une largeur minimum de 50mm, profondeur correspondant à celle de la seconde couche d’isolant et un espacement entre chaque de 580mm (pour la mise en place d’un isolant de 600mm de large).

Insérez ensuite l’isolant à l’image de ce vous avez fait pour l’insérer entre les chevrons pour la première couche.  

Utilisez les chutes obtenues lors des découpes pour calfeutrez les endroits sensibles. 

Isolation des rampants et frein vapeur :  

Le frein vapeur est obligatoire, en neuf comme en rénovation, et il vous évitera bien des problèmes. Découvrez notre article sur les différences entre les freins vapeurs et les pare vapeur en cliquant ici pour en apprendre plus.

Il faut agrafer les freins-vapeur sur les chevrons ou lambourdes, au-dessus de la dernière couche d’isolant et juste avant la couche de finition.  

Le respect des règles de l’art lors de cette étape est très important. Il est important de respecter un minimum de mm de chevauchement entre les lés. Assurez-vous bien de l’étanchéité de l’ensemble en utilisant des adhésifs, des colles ou des mastics spéciaux pour l’étanchéité.  

Parement de finition :  

Vissez simplement le revêtement choisi à la structure métallique mise en place au préalable.  

Assurez-vous de fixer solidement et proprement les panneaux de parement, ils accueilleront votre finition (enduit ou peinture par exemple). 

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Isolation de rampants, quel isolant choisir ?  

Dans un premier temps, permettez-moi d’insister sur l’importance de choisir un isolant écologique, naturel et/ou bio sourcé. Bons pour la planète, ils sont également sans danger pour vous et les autres occupants du bâtiment contrairement à d’autres isolants « classiques ». Ils sont également très performants et n’ont plus rien à envier aux laines de verre ou de roche par exemple.  

Les isolants naturels et biosourcés proposés par Alsabrico pour l'isolation

Les choix possibles sont multiples. Nous allons nous concentrer sur quatre solutions écologiques et performantes pour l’isolation de rampants de sous-toiture. Pour assurer une mise en oeuvre facile, la bonne tenue mécanique de l’isolant est un critère de sélection important. C’est pourquoi les matériaux présentés ci-dessous répondent parfaitement aux attentes à ce niveau-là.  

La laine de bois :  

Performante face au froid en hiver, la laine de bois est également très appréciée pour ces capacités de déphasage. En effet, elle apporte un confort et une fraicheur au bâtiment lors des chaleurs estivales. 

Grace à un très bon rapport performance/prix, la laine de bois est un des isolants écologiques les plus populaire. Par ailleurs, ses caractéristiques en font une solution idéale pour l’isolation des rampants. 

La laine de chanvre :  

Les fibres de chanvres sont un matériau naturel au pouvoir d’isolation thermique extrêmement intéressant. Dotées d’une excellente stabilité mécanique, les panneaux de laine de chanvre sont faciles à mettre en place dans les rampants et le risque de tassement avec le temps est réduit au minimum.  

Le chanvre est aussi un matériau très perspirant, qui laisse parfaitement respirer le bâtiment s’il est associé à un bon frein- vapeur.  

Laine de chanvre BIOFIB

La laine de chanvre possède une très bonne perspirance pour l'isolation thermique sous rampants

Les isolants en plastique recyclé :  

Les isolants en plastique recyclé sont des produits relativement récents mais pas dénués d’intérêt.  

Isolant en plastique recyclé ISOPOL'R pour l'isolation de rampants

Performances thermiques excellentes, légèreté, et forte tenue pour des panneaux d’isolants semi-rigides, des caractéristiques qui font des isolants en plastique recyclé, une solution adaptée à merveille à l’isolation des rampants.

Le liège expansé :  

Le dernier matériau sur lequel nous allons nous pencher est le liège expansé. Il se différencie des autres isolants car il est sous forme de panneaux totalement rigides. Les panneaux rigides sont moins courant pour l’isolation de rampants.

Plaque de liège expansé AMORIM pour l'isolation de rampants

Très performant thermiquement, il présente l’avantage d’éliminer totalement le risque de tassement dans le temps. En revanche, il sera plus difficile à mettre en œuvre en rampants de sous-toiture.  

Maintenant que vous savez comment isoler vos rampants, n’hésitez pas à découvrir notre article sur l’isolation phonique en cliquant ici.

 

Nous serions heureux de savoir ce que vous en pensez.

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